BEAUTÉ BÂTARDE

Le hip-hop et le tango, deux cultures nées d’un métissage pluriethnique.
Beauté Bâtarde empreinte au hip-hop sa vision du chant, le rap, et au tango son langage chorégraphique.
 
Sur scène, un rappeur et deux danseurs de tango, contraints de cohabiter dans un même espace, dévoilent le processus d’une rencontre qu’ils n’ont pas choisie.
Un corps-à-corps, entre deux langages artistiques qui ne sont, a priori, pas faits pour se comprendre.
Du conflit à l’attraction, nait une poésie hybride et inédite.
 
 
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Chorégraphie : Rémi Esterle
Regard extérieur : David Llari
Interprètes : Cécile Rouanne, Rémi Esterle, Marius Akeron Hoël
Création sonore : Nicolas « Ripit » Esterle
Co-production : CCN de Créteil
Soutiens : Théâtre Jean Arp – Le Carreau du Temple – Micadanses – Journées Danse Dense – La briqueterie CDCN du Val-de-Marne – Compagnie Estro – La Fabrique de la Danse – Théâtre Clin d’Oeil/Cie Gérard Audax – La Bellevilloise

TRÍPTICO

La thématique du couple est omniprésente dans la culture tanguera. Le plus souvent dépeinte sous des aspects tragiques, la relation amoureuse y est surtout le moteur d’une introspection pour les deux protagonistes.Cette réflexion a été le point de départ du projet de création de Tríptico.

 

Un homme et une femme dont l’union dansée n’est pas la métaphore d’une relation de couple. Leur danse est celle d’un seul et unique personnage, chacun représentant les travers masculin et féminin d’un même être. 

Leur proximité devient alors le symbole d’une solitude profonde, et leurs interactions le reflet des tourments intérieurs habitant une seule et même âme.

Tríptico nous parle d’une quête universelle, des risques qu’elle implique et des blessures qu’elle inflige : la recherche de la paix intérieure.

Au travers de temps de résidence entre Paris et Buenos Aires , la pièce s’est construite en se laissant contaminer par ces différentes influences, prenant une forme hybride, singulière et apatride.

En collaborant avec les chorégraphes argentins Vanesa Villalba et Facundo Piñero, la compagnie Tres Esquinas a provoqué la rencontre de deux univers, celui du tango et de la danse contemporaine, intégrant ainsi les notions de dualité et de complémentarité, thématiques principales de la pièce, au sein du processus de construction de Tríptico.

Trois parties sur trois pièces composées par Astor Piazzolla, pour marquer les différentes tonalités d’une même histoire.

Deux danseurs, un homme et une femme, cohabitent dans le même espace.

Exacerbés dans leurs rapports, ils oscillent entre douceur et brutalité, tendresse et mépris, tous deux à la recherche d’un équilibre fatalement précaire.

Durant les deux premiers temps, les deux danseurs laissent place à leurs instincts primaires. Ils cherchent à déterminer le statut de chacun, prenant tour à tour les rôles de dominant et dominé. L’égalité n’appartenant pas au champ de leurs possibles. 

L’utilisation de portés aériens, de mouvements au sol et de gestuelles percussives spécifiques mettent en relief la prise de pouvoir d’un corps sur l’autre.

Pour la troisième partie, éreintés et résignés, ils se laissent dériver vers le fantasme de l’osmose. Meurtris par des jeux de séduction aux allures de combat, ils s’abandonnent dans une ultime tentative utopique. Les changements de dynamique dans la danse se font alors en symbiose. Les deux corps se tendent et se relâchent à l’unisson dans une gestuelle lascive.

Chorégraphie : Rémi Esterle
Soutien chorégraphique : Vanesa Villalba, Facundo Pinero
Interprètes : Cécile Rouanne, Rémi Esterle
Création sonore : Fujako
Soutiens : Centre d’animation Louis Lumière (Mairie du 20ème arrondissement de Paris) – La Fabrique de la Danse -Le Carreau du Temple -La briqueterie CDCN du Val-de-Marne